Véronique Bouton, chargée de missions auprès de Plaine d’Avenir 78

Véronique Bouton PA78

Je m’appelle Véronique BOUTON, je suis la nouvelle chargée de missions de l’association Plaine d’Avenir 78.
Titulaire d’un Master en Dynamique Territoriale et Aménagement Rural, j’ai travaillé pendant 11 ans à la Maison de l’Agriculture de Mont-de-Marsan dans les Landes, en tant qu’animatrice de l’Association de Gestion de l’Irrigation Landaise (2 100 agriculteurs irrigants), puis en tant que conseillère Gestion de l’Eau au sein de la Chambre d’Agriculture des Landes. Fille d’agriculteurs, j’ai toujours aimé garder un lien à « la terre » et à ses acteurs, dans mes études, puis dans mon parcours professionnel.
Je suis très enthousiaste d’avoir rejoint l’association Plaine d’Avenir 78. J’apprécie les échanges, et je me tiens à la disposition des acteurs économiques, institutionnels, porteurs de projets ou habitants investis pour poursuivre la valorisation et la préservation de cette plaine agri-urbaine qui m’a véritablement séduite.
Je remercie sincèrement Houmaïrat M’MADI, chargée de missions auprès de Plaine d’Avenir 78 depuis février 2019. C’est un réel plaisir de lui succéder, ses compétences et son implication ont été largement reconnus par l’ensemble des membres de l’association. Nul doute que vous la retrouverez lors d’une prochaine Fête de la Salade Nouvelle ! Nous lui souhaitons de belles réussites dans ses nouvelles missions au sein de la SAFER Ile-de-France.

Pour me contacter : veronique.bouton@safer-idf.com – 06 70 24 98 52

Être animatrice d’un territoire agri-urbain, c’est quoi ?
C’est accompagner ce territoire agri-urbain, en créant du lien entre les acteurs, en valorisant et en préservant ses espaces agricoles et naturels. C’est également proposer des actions concrètes pour son développement durable, et sensibiliser les acteurs de ce territoire, petits et grands, à l’importance du maintien de cet outil économique en milieu urbain.

Vang Shoua-Moua, producteur de champignons à Carrières-sur-Seine

Interview de Monsieur Vang Shoua-Moua

  1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Monsieur Vang Shoua-Moua, nouveau propriétaire de la Champignonnière des Alouettes basée à Carrières-sur-Seine. Je suis né au Laos, et suis arrivé en France à l’âge de 8 ans, avec mes parents, réfugiés politiques. Après plusieurs métiers, j’ai commencé à travailler à la champignonnière de M. Spinelli, où j’effectuais des travaux de bricolage. J’y ai travaillé 11 ans en tant que salarié, et j’ai repris la champignonnière le 1er juillet 2020. Il était primordial que celle-ci trouve repreneur, car son arrêt aurait déstabilisé l’ensemble de la filière champignons en Ile-de-France.

  1. Pouvez-vous nous présenter votre métier ?

Je gère une entreprise agricole spécialisée dans la culture des champignons. Ainsi, j’élabore les programmes de culture des champignons, j’embauche et dirige la main-d’œuvre, coordonne et exécute les divers travaux requis. La culture de champignons nécessite différentes étapes : la sélection et le mélange du compost, le réglage de la température et de l’humidité, la cueillette, le tri et l’ensachage pour la vente. Je m’occupe également de la promotion, de la mise en marché et de la vente des récoltes.

  1. Pourquoi avez-vous fait le choix de reprendre la champignonnière de Carrières-sur-Seine ?

Pourquoi ai-je fait ce choix ? Certains « ont une passion pour l’automobile, les jeux vidéo, la moto et bien moi ma passion est devenue le champignon ».   Je suis dévoué à mon métier : ainsi, je suis aussi présent le week-end afin de suivre la culture des champignons. Je ne me voyais pas faire un autre choix que de reprendre les rênes de la champignonnière.

  1. Quels champignons produisez-vous ? Où peut-on retrouver vos produits ?

Nous produisons principalement deux variétés de champignons : les champignons blancs (déjà consommés à l’époque de Louis XIV) et des champignons crème, qui ont un goût un peu plus corsé. Pour information, 1,5 tonne de champignons est produite et livrée chaque jour. 11 salariés travaillent sur ce site, et m’appuient pour la culture des champignons. Les consommateurs peuvent retrouver nos champignons en grandes et moyennes surfaces, mais également cuisinés dans certains restaurants d’entreprise ou d’université.

  1. Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2021 ?

Cette année, j’espère que le Comité de Filière Champignon pourra nous accompagner pour améliorer le fonctionnement de la coopérative qui nous fournit le compost nécessaire à la culture des champignons. Je souhaite également développer de nouveaux partenariats commerciaux afin de permettre la vente des champignons dans de nouveaux points de vente, notamment sur les marchés. Enfin, je souhaiterai également développer la culture d’une nouvelle variété de champignons, afin de diversifier ma gamme.