Interview de Mme Sophie BELLEVAL, membre du collège des élus au sein de Plaine d’Avenir 78

  1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis élue depuis 20ans très exactement au sein de la commune de Chambourcy. Mes huit premières années 2001-2008, j’étais conseillère municipale en charge de la vie scolaire et en même temps présidente d’une association de parents d’élèves. En 2008, Pierre Morange, maire de la commune me demande de devenir son adjointe, ce que j’ai accepté. Les deux mandats qui ont suivis 2008-2014, 2014-2018 j’étais en charge des scolaires, périscolaires, jeunesse et sport. Je suis rentrée en tant qu’élue à 32ans, mes aspirations personnelles m’ont poussé aujourd’hui vers d’autres délégations et notamment celle du développement durable.

  1. Pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein de la commune de Chambourcy ?

Depuis les dernières élections de 2020, je suis maire adjointe chargée de la citoyenneté, développement durable, transports et mobilités. J’ai une forte appétence pour le développement durable et l’écologie. Cela est dû à mon parcours personnel et une expérience enrichissante au sein d’une société spécialisée dans les énergies renouvelables. Enfin, mon intérêt pour l’agriculture me vient du fait de travailler en parallèle aux Fermes de Gally. J’y ai beaucoup appris sur ce domaine et sur la notion d‘agriculture de proximité. Avec tout cela, je ne pouvais qu’adhérer au projet de Pierre Morange de vouloir préserver 35 hectares de zones naturelles et agricoles.

 

  1. Pouvez-vous nous présenter votre projet sur la commune de Chambourcy en lien avec Plaine d’Avenir78 ?

Pierre Morange m’a conseillé de contacter Nicole Bristol afin d’intégrer Plaine d’Avenir 78 au projet. Nous nous sommes dit que cette association pourrait nous aider. Et effectivement, Plaine d’Avenir 78 nous a permis d’avoir l’appui de Juliette Dauphin, stagiaire de l’association depuis le 1er mars, qui nous aide activement sur ce projet d’agriculture de proximité.

La mairie de Chambourcy a initié ce projet agricole au Nord Est de sa commune, où se trouve une vaste plaine naturelle encore protégée de l’urbanisation, et qui doit retrouver prochainement son entière fonction agricole.

L’objectif est le suivant : revaloriser l’exploitation du site suite à une déprise et un enfrichement des terres ces dernières années. Pour cela, les 35 hectares de la plaine seront remis en culture afin d’accueillir du maraichage et de l’arboriculture. Ce sont des pratiques agro-environnementales qui seront privilégiées, dans le but d’approvisionner en produits bio et locaux les cantines scolaires et le marché local, tout en préservant la biodiversité.

  1. Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2021 ?

On peut souhaiter à la commune de Chambourcy un démarrage concret du projet de la plaine agricole avec un espace reverdi et par la suite de mettre en marche l’exploitation de ces terres nourricières.

  1. Que souhaiteriez-vous nous dire pour conclure cette entrevue ?

Je suis très honorée d’avoir été élue vice-présidente de l’association Plaine d’Avenir 78 et de pouvoir essayer de participer activement au sein de l’association qui fait plein de choses formidables.

Véronique Bouton, chargée de missions auprès de Plaine d’Avenir 78

Véronique Bouton PA78

Je m’appelle Véronique BOUTON, je suis la nouvelle chargée de missions de l’association Plaine d’Avenir 78.
Titulaire d’un Master en Dynamique Territoriale et Aménagement Rural, j’ai travaillé pendant 11 ans à la Maison de l’Agriculture de Mont-de-Marsan dans les Landes, en tant qu’animatrice de l’Association de Gestion de l’Irrigation Landaise (2 100 agriculteurs irrigants), puis en tant que conseillère Gestion de l’Eau au sein de la Chambre d’Agriculture des Landes. Fille d’agriculteurs, j’ai toujours aimé garder un lien à « la terre » et à ses acteurs, dans mes études, puis dans mon parcours professionnel.
Je suis très enthousiaste d’avoir rejoint l’association Plaine d’Avenir 78. J’apprécie les échanges, et je me tiens à la disposition des acteurs économiques, institutionnels, porteurs de projets ou habitants investis pour poursuivre la valorisation et la préservation de cette plaine agri-urbaine qui m’a véritablement séduite.
Je remercie sincèrement Houmaïrat M’MADI, chargée de missions auprès de Plaine d’Avenir 78 depuis février 2019. C’est un réel plaisir de lui succéder, ses compétences et son implication ont été largement reconnus par l’ensemble des membres de l’association. Nul doute que vous la retrouverez lors d’une prochaine Fête de la Salade Nouvelle ! Nous lui souhaitons de belles réussites dans ses nouvelles missions au sein de la SAFER Ile-de-France.

Pour me contacter : veronique.bouton@safer-idf.com – 06 70 24 98 52

Être animatrice d’un territoire agri-urbain, c’est quoi ?
C’est accompagner ce territoire agri-urbain, en créant du lien entre les acteurs, en valorisant et en préservant ses espaces agricoles et naturels. C’est également proposer des actions concrètes pour son développement durable, et sensibiliser les acteurs de ce territoire, petits et grands, à l’importance du maintien de cet outil économique en milieu urbain.

Vang Shoua-Moua, producteur de champignons à Carrières-sur-Seine

Interview de Monsieur Vang Shoua-Moua

  1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Monsieur Vang Shoua-Moua, nouveau propriétaire de la Champignonnière des Alouettes basée à Carrières-sur-Seine. Je suis né au Laos, et suis arrivé en France à l’âge de 8 ans, avec mes parents, réfugiés politiques. Après plusieurs métiers, j’ai commencé à travailler à la champignonnière de M. Spinelli, où j’effectuais des travaux de bricolage. J’y ai travaillé 11 ans en tant que salarié, et j’ai repris la champignonnière le 1er juillet 2020. Il était primordial que celle-ci trouve repreneur, car son arrêt aurait déstabilisé l’ensemble de la filière champignons en Ile-de-France.

  1. Pouvez-vous nous présenter votre métier ?

Je gère une entreprise agricole spécialisée dans la culture des champignons. Ainsi, j’élabore les programmes de culture des champignons, j’embauche et dirige la main-d’œuvre, coordonne et exécute les divers travaux requis. La culture de champignons nécessite différentes étapes : la sélection et le mélange du compost, le réglage de la température et de l’humidité, la cueillette, le tri et l’ensachage pour la vente. Je m’occupe également de la promotion, de la mise en marché et de la vente des récoltes.

  1. Pourquoi avez-vous fait le choix de reprendre la champignonnière de Carrières-sur-Seine ?

Pourquoi ai-je fait ce choix ? Certains « ont une passion pour l’automobile, les jeux vidéo, la moto et bien moi ma passion est devenue le champignon ».   Je suis dévoué à mon métier : ainsi, je suis aussi présent le week-end afin de suivre la culture des champignons. Je ne me voyais pas faire un autre choix que de reprendre les rênes de la champignonnière.

  1. Quels champignons produisez-vous ? Où peut-on retrouver vos produits ?

Nous produisons principalement deux variétés de champignons : les champignons blancs (déjà consommés à l’époque de Louis XIV) et des champignons crème, qui ont un goût un peu plus corsé. Pour information, 1,5 tonne de champignons est produite et livrée chaque jour. 11 salariés travaillent sur ce site, et m’appuient pour la culture des champignons. Les consommateurs peuvent retrouver nos champignons en grandes et moyennes surfaces, mais également cuisinés dans certains restaurants d’entreprise ou d’université.

  1. Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2021 ?

Cette année, j’espère que le Comité de Filière Champignon pourra nous accompagner pour améliorer le fonctionnement de la coopérative qui nous fournit le compost nécessaire à la culture des champignons. Je souhaite également développer de nouveaux partenariats commerciaux afin de permettre la vente des champignons dans de nouveaux points de vente, notamment sur les marchés. Enfin, je souhaiterai également développer la culture d’une nouvelle variété de champignons, afin de diversifier ma gamme.